Lutter contre les
AUTRES MALTRAITANCES

Pour rappel

Les situations de maltraitance peuvent être liées à des origines ou auteurs très différents :

  • une violence entre enfants ou jeunes, au sein de l’établissement ;
  • une violence d’un adulte envers un enfant ou jeune, toujours au sein de l’établissement ;
  • une violence subie par un enfant ou jeune dans sa famille, constatée au sein de l’établissement (des traces, des paroles, des signes), et qui, ignorée, deviendrait par omission d’acte une maltraitance de l’institution ;
  • une violence subie par un enfant ou jeune dans l’espace de la vie sociale (rue, transports, lieux d’activité sportive, culturelle ou de loisirs, …), constatée au sein de l’établissement (des traces, des paroles, des signes), et qui, ignorée, deviendrait par omission d’acte une maltraitance de l’institution.

Classification des actes de maltraitance

  • Violences physiques : par exemple coups, brûlures, ligotages, soins brusques sans information ou préparation, non–satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres (dont euthanasie)
  • Violences psychiques ou morales : par exemple langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantage, menace, abus d’autorité, intimidation, comportement d’infantilisation, non-respect de l’intimité, injonctions paradoxales…
  • Violences matérielles et financières : par exemple vols, exigence de pourboires, escroqueries diverses…
  • Violences médicales ou médicamenteuses : par exemple défaut de soins de base, non–information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non–prise en compte de la douleur…
  • Négligences actives : toutes formes de délaissement, d’abandon, de manquements pratiqués avec la conscience de nuire.
  • Négligences passives : négligences relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage.
  • Privations ou violations de droits : par exemple limitation de la liberté de la personne, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse…

Caractéristiques observées

  • Dissymétrie entre la victime et l’auteur : une personne plus vulnérable face à une autre moins vulnérable ;
  • Rapport de dépendance de la victime à l’égard de l’auteur ;
  • Abus de pouvoir du fait de la vulnérabilité de la victime ;
  • Répétition des actes de maltraitance, même considérés comme « petits ». C’est alors ce qu’on appelle la « maltraitance ordinaire », à laquelle on ne prête plus attention.